Photo of Murielle Iris

Murielle Iris's Blog

  • After Désirs Désirs de Tours

    Current mood:creative

    Salut à toutes (et tous),

    Des news de la projection des « Filles de Paris » à Désirs désirs de Tours la semaine dernière :

    Très bonne qualité de projection dans une salle classée « art et essai », avec un son tip top ce qui n’est pas négligeable pour un film sur un groupe de rock !
    L’horaire de projection : un samedi à 17h30 fait qu’il y avait environ 40 personnes dans la salle, ça c’est le seul point faible.
    Le public, composé essentiellement de femmes, était enthousiaste dès le générique de fin.

    Les questions du débat :
    1/ Plusieurs ont voulu savoir la prochaine date des Flaming et où on pouvait se procurer les cd
    2/ de la surprise de voir des femmes (Juliette, Wendy) assumer une féminité sans complexe orientées à la fois vers les femmes et les hommes
    3/ ont été saluées l’énergie du film et du groupe
    4/ a été demandé si Michelle avait ouvert un nouveau lieu
    5/ a été demandé si le groupe (FP) est en contact avec des groupes de musiciens anti Bush de la côte ouest des EU

    conclusion : le débat fut beaucoup moins musclé que celui du FFGLBT a Paris en Novembre dernier (c’est vrai que pour un film sur des riot grrls on peut + s’attendre à ça !) Le film a été très apprécié et a sans doute ouvert des horizons.

    Keep fighting girls
    Bisous
    Murielle

  • la Frontière de l'aube

    Compagneros, Le film de Garrel est bouleversant et il faut aller le voir…. Vite car il ne va pas rester bien longtemps à l’affiche. On a rarement ressenti plus de pureté dans la forme et l’expression de cinéma avant, depuis, pendant que Garrel filme, le temps de ce film. Il le fait avec force, va là où ça fait mal dégotter nos petites terreurs cachées, invisibles et enfouies. Tellement releguées au rang du déjà vues nos petites terreurs, qu’on n’osait plus en parler de peur d’être ridicules, évoquées ici frontalement nettement simplement. Tellement bête à pleurer d’être amoureux, jaloux, faible, impuissant, aveuglé, passionné. Pas besoin d’être dans l’emphase, le style. Il suffit de le dire, en le filmant. Mais qui aurait pû être là d’autre que Louis Garrel, que Laura Smet, quels modèles? Ce sont des sauvages, des cannibales de l’amour ces deux là, des sortes de fauves venus d’on ne sait où, du pays où on laisse libre cours à ses instincts de mort et de survie. Le filme bascule très naturellement d’une temporalité à une autre, d’une contemporanéité à un ailleurs passé, on y voyage dans des espaces inattendus et proches. Est ce Paris est ce l’ile de France, est ce la ville ou la nature ? Je connais bien l’appartement de Carole en vrai, j’y ai fait des repérages pour d’autres films , ses escaliers parisiens, ses pièces pas très grandes mais très chics, sa vue sur le parc Monceau…et pourtant il m’est apparu comme L’appartement de La comedienne connue, comme n’importe quel appartement de n’importe quelle comedienne connue à Paris, comme ces nombreux appartements des nombreuses comediennes connues à Paris…en tout temps connues en tout point pareils, une sorte de standing de stars a-temporelles…un peu vieillot, un peu désuet, mais quelle classe ! Et puis on sort de là un peu surex, on tourne dans des parcs sans références, mais on est où ? à Paris? ou dans ce sanatorium de Garches ou de Ville d’Avray…là où les medecins confondent Carole avec Artaud et lui inflige les pires cauchemards des années trentes…déjà, on n’est plus en 2008, les telephones portables ont disparus et les murs pas finis de se lézarder…des lieux comme ça, on n’a pas les fonds pour leur donner un coup de jeune. D’ailleurs c’est pas l’idée…bien plus il sera question de rentrer dans le fond des choses de l’amour en crise, de la peur de l’abandon, du sempiternel thème des amants délaissés. Car ensuite voilà un nouvel appartement modeste à poutres apparentes tellement haut sous les toits, si haut…qu’on y monte à bout de souffle…et puis un château, pas trop grand, genre vieille demeure française , maison de famille qui a bien vécu déjà. Avec ses grands meubles en bois acceuillant le linge toujours bien propre et bien plié, les dépendances désertées par un personnel fantôme qu’on a plus d’argent pour payer, transformées en atelier photo supposé. Mais qu’est ce qui est plus présent en ce bas monde et ces decors sans âge : est ce un cabanon de conte de fées où les enfants rêvent qu’ils s’y retrouvent pour toujours ? un miroir qui retarde où les revenants en profite pour se faufiler et revenir chercher les vivants, histoire de fantômes chinois à la française. Carole est là, elle est revenue prendre François, qui se laisse aller à traverser le miroir et les âges au feeling, sans se poser de questions trop chiante : tu m’aimes - je t’aimes, je le sais et je viens te rejoindre si tu me le demandes…c’est si simple l’amour dans le fond. Ce film sifflé à Cannes nous ramène aux fondamentaux du cinéma, à une épure ancrée dans notre culture qui d’un coup devient légère évidente apaisante. 15/10/2008
  • DIM 9 NOVEMBRE - 17h - Grand Rex- LES FILLES DE PARIS

  • FESTIVAL DE FILMS GAY ET LESBIEN DE PARIS 2008

    FESTIVAL DE FILMS GAY ET LESBIEN DE PARIS // PROJECTION EN AVANT PREMIERE DU DOCUMENTAIRE "LES FILLES DE PARIS" DE MURIELLE IRIS SUR LES FLAMING PUSSY// NOV 2008 Paris, GRAND REX - Date à préciser prochainement - SYNOPSIS : Un groupe de rock au travail, les Flaming Pussy. L’histoire du groupe, de sa première formation « riot girls » (années 90), aux années de résidence au Pulp, le club mythique parisien des filles (années 2000) jusqu’à aujourd’hui le travail de studio et les tournées en France.A travers le portrait de Christine Guin, de ses musiciennes et performeuses, on découvre des personnalité de femmes passionnées, libres et engagées dans leur travail et leur époque.GIRLS OF PARIS : Documentary by Murielle Iris / SYNOPSIS : A rock band at work, The Flaming Pussy.The History of the band, since the riot grrrls movement (90s), to the band residency in Pulp, the legendary parisian club for girls (2000s), and finally nowadays the work in studio and the tours in France.Through the portrait of Christine Guin, of her musicians and female performers, we discover several female caracters, passionated, free and committed in their work and their century. http://www.ffglp.net/index.html

Login

Forgot password?

Need an account? Sign up